Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Monday, September 18, 2017

Le Vernis Environnementaliste



Le vernis environnementaliste
Texte de Boucar Diouf publié dans La Presse du 16 septembre 2017




Parlant de l’île d’Anticosti, le premier ministre Couillard, qui a un attachement indéniable pour les lieux, disait ceci: « Le délabrement de ce milieu unique ne portera pas ma signature… » Le problème, c’est que des milieux uniques comme Anticosti, on en trouve dans bien des endroits de la province et il faudrait peut-être aussi se soucier de leur protection avec autant d’émotion.

Récemment, on apprenait que 5,5 millions de dollars parmi l’argent reçu par la pétrolière Junex pour décamper d’Anticosti serviraient à augmenter ses activités sur le site Galt, non loin de la ville de Gaspé. Est-ce qu’il y aura de la fracturation hydraulique à moyen ou long terme ? L’histoire ne le dit pas, mais il est permis de se poser ces questions: « Pourquoi est-il plus noble de protéger Anticosti de l’exploration pétrolière que la péninsule gaspésienne ? Pourquoi minimiser les inquiétudes des Gaspésiens pour leurs sources d’eau potable ? »

La Gaspésie est aussi un lieu unique, M. Couillard, et ce dont elle a le plus besoin, c’est d’initiatives novatrices, d’infrastructures et de projets structurants pour en faire un lieu de tourisme et d’écotourisme incontournable en Amérique du Nord, à longueur d’année.

Le climat mondial se réchauffe et les étés y sont moins courts et plus chauds. Il y a ici la montagne, la mer, la forêt, de magnifiques rivières et bien d’autres attractions pour combler les amateurs d’exotisme, de nature et même de dépaysement.

La Gaspésie est une région des plus exceptionnelles, qui espère encore le politicien visionnaire qui verra en elle la perle qui n’attend que d’être révélée plus largement à la planète, pour le bien du Québec au complet.

Quand la pétrolière Gastem essaye de mettre la municipalité gaspésienne de Ristigouche-Partie-Sud-Est en faillite, le gouvernement reste silencieux. Pour le ministre Heurtel, le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP), qui fixe la distance de forage à 500 mètres des sources d’eau potable, repose sur des « assises scientifiques solides ». Rappelons ici que c’est sensiblement la même chose qu’il disait pour justifier les autorisations de forages exploratoires à TransCanada dans le sanctuaire du béluga, avant d’être sévèrement réprimandé par la juge Claudine Roy, qui avait ordonné l’arrêt des travaux.

Le même ministre Heurtel qui, réagissant aux conclusions d’une commission d’enquête administrative qui montrait du doigt des irrégularités dans le même dossier, fera son mea culpa en juin 2015. Il avouera que Québec aurait dû avoir de meilleures informations scientifiques avant de permettre les forages exploratoires.

Est-il logique de penser qu’on peut vivre dans un pays où les pétrolières peuvent empêcher les citoyens de décider comment ils veulent protéger leur eau potable, qui est la chose la plus importante dans leur vie ? À la manière de son slogan sur la neutralité religieuse de l’État, j’aurais aimé entendre le premier ministre marteler : « Ce n’est pas non plus le rôle de l’industrie de dire aux municipalités comment protéger leur eau potable ! »

On s’insurge contre l’intimidation dans nos écoles, mais devant ce qui ressemble au harcèlement d’une municipalité par une pétrolière, on reste silencieux.

Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas pensé rembourser à Gastem la somme de 1,5 million qu’il avait investi au lieu de la regarder tordre le bras à cette petite municipalité sans moyens ? Pourquoi peut-on payer Junex pour qu’elle quitte Anticosti, mais ne peut-on pas faire la même chose pour soulager les gens de Ristigouche, alors qu’une certaine responsabilité étatique s’applique ici aussi ?

Après tout, c’est le gouvernement qui a permis légalement à l’industrie de travailler à 500 mètres des sources d’eau potable. Une décision unilatérale que conteste une partie de Ristigouche, qui souhaite envoyer, à juste raison, les foreuses un peu plus loin. L’huile et l’eau ne se sont jamais bien mélangées même quand on veut brasser des affaires. En 2015, une faible quantité d'hydrocarbures dans l'eau de Longueuil, où j'habite, a suffi à créer une gigantesque crise dont aucune municipalité ne veut faire l’expérience.

C’est le même gouvernement qui vient de rejeter l’idée d’un comité indépendant pour choisir les membres du BAPE. Quand les libéraux se réservent le droit d’avoir le contrôle sur le comité de sélection des membres du BAPE, on assiste à un exercice totalement antidémocratique qui laisse présager des arnaques environnementales sur fond d’audiences publiques bidon et bien pipées. Le BAPE doit rester un organisme totalement neutre si on ne veut pas en faire un outil au service des chambres de commerce, du Conseil du patronat et des autres groupes d’intérêts qui gravitent autour du pouvoir.

Lorsque M. Harper, qui était ouvertement allergique à la protection de l’environnement, avait décidé d’avoir un certain contrôle sur l’Office national de l’énergie, il avançait à visage découvert main dans la main avec les pétrolières.

Le problème du gouvernement de M. Couillard, c’est qu’il a des méthodes harpériennes sous un mince vernis environnementaliste.

Si vous grattez un peu, vous verrez suinter un parfum d’hypocrisie, enseveli sous un verbiage étoffé où l’on se fait aller les babines allègrement pendant que les bottines attendent patiemment.

Lien: http://plus.lapresse.ca/screens/09567638-d07e-4fd1-a3b1-90679cf3c825%7C_0.html

Monday, September 11, 2017

Butterflies and Dragonflies



Butterflies and dragonflies
bumblebees and bees
how content and happy am I
Living among creatures such as these!

Thursday, September 7, 2017

The Study

Photo:The state of study when I re-took possession of it.

These days, when the weather is not nice enough to play outside and all my chores are done, I go work on the spare bedroom that I use as a study. It is in the North corner of the house.

It is the last room of the main floor of my home that has not been renovated/finished. When I bought the house in 1979, the owner/widow used it as her own bedroom. It had only one window looking out on the backyard. The first thing I did when I bought the house was to have the washer/dryer brought up from the unfinished basement into that room It was now my sewing/mending/ironing laundry room. I hang out must of my laundry on the clothesline outside, so that set-up for the laundry room made much more sense: the access to the backyard was much easier. I intended to take the 2 other small bedrooms and make one large master bedroom out of them, which I did later on.

Then in 1985, T moved in. That back room then became his computer room, even though the washer/dryer stayed put. It was far from being an ideal situation. He put in an awning window in the upper half of the wall on the side of the house so he could have cross-ventilation, insulated and covered with beadboard parts of the walls, covered part of the floors with laminated wood flooring and left a hole in the ceiling where he checked the electrical wiring. He then proceeded to fill up the room to the max.

In 2013, when I had the bathroom extended in the back of the house, including a nice designated laundry room, the back window of that spare room became closed in. I asked the men who did the work to leave the opening as is after removing the window: I already had this idea of making that hole in the wall a false window, putting in white LED lights and covering the opening with a frosted sheet of plastic to diffuse the light nicely.

And so now, when it`s raining outside (like right now), I go work in there. There is already 2 coats of white paint in the "false window" so that light be reflected as much as possible. Another coat will be necessary. Next step will be to put in a string of LED lights. I want to stop there for now, because I want to paint the ceiling white - again to reflect as much light as possible. So I have to figure out what to do with that hole in the ceiling. And so on, and so on....

I have already figured out the final lay-out of the furniture in there, after finding solutions to finish the walls and floor. So I`m looking forward do having that room done also. I love my home!

Monday, August 28, 2017

Mother tongues


"A language penetrates the mind like water, imbues the one who uses it with untranslatable emotions and attitudes and insights. In American she was not the same person, though no more nor less herself." - Kay Maristed, Broken Ground

Thursday, August 17, 2017

Those pleasant things...


"There will no longer be so many pleasant things to look at if responsible people do not do something about the unpleasant ones!" - Madeleine L`Engle, A Wrinkle In Time

Monday, August 7, 2017

Le Québec, une province bicéphale


Photo: La Voix de l'Est, le site de Farnham

Désormais, l`île d`Anticosti est protégée de toute exploration et exploitation pétrolière et gazière. Gaspé, par contre, ne semble pas mériter une telle protection. Et que dire de toute les basses-terres du Saint-Laurent?

Pas de doute, il faut rester aux aguets!

Friday, July 28, 2017

Addictions

"Addiction is a terrible thing. It`ll steal your health, your friends, family, careers. Judgment. It`ll steal your soul. And when there`s nothing left, it takes your life." - Louise Penny, How The Light Gets In