Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Tuesday, October 25, 2011

Gaz de schiste - l'industrie VS The New York Times et la vérité

Photo: Kaitlin Gladney

Voici une traduction libre d'un texte écrit par un homme que j'admire beaucoup, Robert F. Kennedy, junior

L'industrie de la fracturation mène une guerre contre le journal The New York Times et la vérité.

À cause d'un travail superbe en journalisme d'enquête mené par le quotidien The New York Times, le journal a été la cible de la foudre de l'industrie du gaz naturel. Cette campagne d'intimidation et d’offuscation a été orchestrée par des grands joueurs comme Exxon et Chesapeake en ligne avec les pires crapules de l'industrie. Cette coalition a lancé un effort impressionnant de propagande supportée par des firmes expertes en relations publiques, des groupes servant de façade à l'industrie qui les finance, et une panoplie de flagorneurs de la droite comme les postes de télé sur le câble et de radio-poubelles. En se cabrant contre la transparence envers le public et une législation raisonnable, l'industrie du gaz naturel fait la preuve encore une fois qu'elle est sont propre pire ennemie.

J'avoue avoir été un optimiste, au début, au sujet du gaz naturel. En juillet 2009, j'avais écrit un papier largement distribué pour le Financial Times, prédisant que les nouveaux sites prometteurs et accessibles de gaz naturel avaient le potentiel de nous libérer rapidement de notre dépendance mortelle au charbon des Appalaches et en finir pour toujours des catastrophiques mines à ciel ouvert qui font sauter les montagnes. À ce moment-là, les géologues du gouvernement et de l'industrie prédisaient que des nouvelles méthodes de fracturer les formations de schiste riches en gaz pouvaient nous donner accès à un impressionnant 2,000 à 5,000 trillions de pieds cubes de gaz naturel, assez, selon eux, pour fournir de l'énergie pour tout le pays pour un siècle.

Ces riches réserves auraient pu permettre à l'Amérique de fermer ou ralentir les vieilles et inefficaces centrales au charbon, les remplaçant avec les centrales sous-utilisées au gaz. Cette transition pourrait réduire les émissions de mercure aux États-Unis de 20% à 25%, diminuer dramatiquement les émissions de particules et de polluants qui causent des pluies acides, et diminuer les émissions de CO2 des centrales de 20%, presque du jour au lendemain! Le gaz aurait pu accompagné naturellement l'énergie éolienne et solaire avec sa capacité de transformer l'énergie variable en source d'énergie de base, et aurait pu être une source d'énergie servant de pont vers une nouvelle économie énergétique tirée des renouvelables abondants de l'Amérique.

Le gaz naturel de l'Amérique aurait pu aussi nous aider à nous libérer de notre dépendance débilitante au pétrole étranger qui nous coûte maintenant chèrement en sang, en sécurité nationale, en indépendance énergétique, en leadership mondial, en autorité morale, et un trésor totalisant $700 milliards par année, le coût total en importations pétrolières annuelles pour notre pays, en plus de 2 guerres dispendieuses qui nous coûtent en ce moment $2 milliards par semaine.

Ma mise en garde était que l'industrie du gaz naturel et les législateurs du gouvernement devaient agir responsablement afin de protéger l'environnement, prémunir les communautés contre les pratiques irresponsables, et d'informer franchement le public sur les vrais risques et avantages d'exploiter le gaz de schiste.

C'est le contraire qui s'est produit.

Les pires joueurs de l'industrie ont combattu avec succès la réglementation raisonnable et étouffé la divulgation publique tout en influençant les législateurs gouvernementaux conciliants pour concevoir des exceptions aux lois environnementales existantes. Les agences captives et les chefs politiques ont volontairement réduit les ressources d'impositions de respect des lois et aidé à faire la propagation des projections économiques trompeuses. Il en est résulté que le scepticisme du public envers l'industrie et des législateurs gouvernementaux qui la réglemente est à son plus haut.

Avec une armée de plus de 40,000 activistes très motivés seulement à New York, la méfiance populaire envers l'industrie est un obstacle considérable à son expansion.

Je siège dans le comité de travail du gouverneur Andrew Cuomo de l'état de New York, le "High Volume Hydraulic Fracturing Advisory Panel". Les autres membres et moi ont la tâche d'élaborer des recommandations pour le Commissioner afin d'établir des règlements qui, nous l'espérons, garderons les New Yorkais à l'abri des calamités que d'autres communautés ont subies de l'industrie du gaz naturel juste l'autre côté de la frontière avec la Pennsylvanie. Nous passons la plupart de notre temps à faire le tri parmis les mythes qui se trament autour de la fracturation inventés par les beaux parleurs de "landsmen", les PDG insidieux et les législateurs fédéraux.

Des études récentes ont soulevés des doutes sur plusieurs des arguments de base de l'industrie:

Par exemple, les fuites de méthane, un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant, pourraient contrebalancer presque tous les bienfaits de réductions de CO2 projetés en substituant le charbon par du gaz.

Les impacts de l'exploitation du gaz sur la santé humaine dans les communautés locales pourraient faire compétition avec ceux qui viennent avec le charbon. Une nouvelle étude publiée par le Centers for Disease Control a rapporté que le taux de cancers du sein ont baissés dans tous les comtés du Texas, mais a augmenté dans les 6 comtés où les émissions aériennes de gaz naturel étaient les plus élevées.

Le US Geological Survey vient de diminuer son estimation sur la quantité de gaz qui se trouverait dans la formation du Marcellus de 80%, ce qui soulève des doutes sur toutes les projections optimistes économiques sur les emplois créés, les redevances et les revenus. L'industrie s'était fier pour ses projections sur les estimations de la ressource que le gouvernement fédéral vient de rejeter.

Entre-temps, les communautés locales découvrent que les coûts encourus à cause des forages irresponsables les ruinent. Les puits d'eau potable contaminés, l'air empoissonné, les nuisances à cause du bruit et de la poussière, la diminution des valeurs immobilières et une qualité de vie effondrée sont souvent les dommages collatéraux prévisibles qui viennent avec le développement du gaz de schiste dans les villes rurales de l'est.

L'industrie reconnait maintenant à reculons qu'elle ne peut absolument pas se permettre de payer aux régions les coûts encourus pour les routes endommagées par les milliers de voyages de camions nécessaires à chaque tête de puits, laissant le fardeau aux payeurs de taxes locaux, dont la plupart ne verront aucun bénéfice financier du boom gazier, mais seulement une détérioration de leur qualité de vie.

À moins de quelques exceptions, comme Southwest Energy, l'industrie a fait la démonstration qu'elle favorise le secret tout en appuyant des politiques législatives qui favorisent les pratiques les plus irresponsables et les pires joueurs.

La campagne de l'industrie du gaz de schiste contre le journal The Times illustre bien les problèmes à obtenir de l'information à tout épreuve sur laquelle on peut établir une base législative. Le Times fait un travail rigoureux à rapporter cette question si importante et complexe. La série de reportages du journal sur les forages de gaz naturel est l'un des meilleurs exemples de journalisme d'enquête cette année sur n'importe quelle question aux nouvelles. Heureusement, le Times fait des reportages sur ce sujet important avec rigueur et neutralité. Mais il fait des efforts particuliers pour documenter ses reportages, une mesure qui hausse les standards du journalisme au service du public.

En ces temps où très peu de journaux ou de médias de nouvelles sont prêts à entreprendre des questions importantes d'intérêt public, le Times a suivi des questions biens difficiles sur l'une des industries les plus riches et les plus agressives de notre pays. En ces temps où l'accès aux documents se fait difficilement à cause des entraves importantes, la série de reportages a pris presque un an à colliger et publier de la documentation originale grâce à des outils déficients. Les archives publiées par The Times incluent des milliers de pages obtenues grâce à des fuites et-ou des demandes d'accès à l'information de dossiers publics. Les journalistes du Times fournissent des annotations page par page pour expliquer les documents pour que le lecteur puisse passer au travers d'une façon efficace.

Parmi les révélations rendues publiques grâce aux reportages admirables du Times, il y a :

Les usines de traitement d'eaux usées dans la région du Marcellus ont accepté des millions de gallons d'eaux usées générées par l'industrie du gaz naturel qui contiennent des concentrations importantes d'éléments radioactifs et d'autres polluants qu'ils sont incapables de traiter efficacement.

Une étude de l'EPA publiée dans le Times démontre que des rivières et cours d'eau qui reçoivent les déversements de ces usines sont incapables de diluer de façon constante cette sorte d'affluent hautement toxique.

La plupart des prises d'eau potable de l'état, des ruisseaux et des rivières n'ont pas été testés pour la radioactivité depuis des années, depuis bien avant le début du boom gazier.

L'industrie fait des affirmations gonflées de façon routinière sur les quantités d'eaux usées qui sont vraiment recyclées.

L'EPA plie l'échine devant les lobbyistes de l'industrie et l'interférence politique à hauts niveaux qui rappellent l'ère de Bush et de Cheney, et a restreint considérablement la portée de son étude nationale sur la fracturation hydraulique, malgré les protestations des scientifiques de l'agence. Par exemple, l'EPA avait planifié d'étudier en détails les impacts sur les rivières des eaux usées radioactives rejetées par les usines de traitement, mais a laissé tomber ces projets durant la phase pendant laquelle la révision de la Maison Blanche a eut lieu.

Des études semblables dans le passé ont été restreintes à cause des pressions venant de l'industrie, ce qui a mené à une importante liste d'exemptions pour les industries pétrolières et gazières, les soustrayant aux lois environnementales.

Le journal The Times a mis à jour un débat effréné et se déroulant toujours à l'intérieur de l'EPA sur la question selon laquelle l'agence devrait obliger la Pennsylvanie à encadrer la manutention et disposition des déchets de forage plus sévèrement et renforcer la réglementation reconnue comme très permissive de cet état et son peu de suivi pour s'assurer du respect de ses lois.

Les enquêtes du Times ont aussi fait éclater la mantra de l'industrie qui la répète depuis une décennie selon laquelle "il n'y a pas un seul cas documenté d'eau potable étant contaminée par la fracturation." L'enquête du Times dans les archives de l'EPA a bien mis au grand jour le fait que cette affirmation est bien fausse.

Une deuxième série d'articles du New York Times a aussi démontré que même à l'intérieur de l'industrie gazière et parmi les fonctionnaires en énergie fédéraux, il y avait de sérieuses réserves sur les promesses économiques du gaz de schiste.

Les représentants de l'industrie et du gouvernement ont bien pris soin de garder leurs discussions privées sur toutes leurs réserves et ne jamais les révéler au public. Les commentaires internes de ces fonctionnaires sont frappants car ils font tellement contraste avec la rhétorique publique toute emballée de ces mêmes agences, législateurs, autorités de l'industrie et les experts en énergie sur le gaz de schiste.

Plusieurs experts de l'industrie ont des réserves à savoir si les puits produisent autant de gaz que ce que rapporte l'industrie et si les compagnies trompent les investisseurs, les propriétaires terriens et le public sur les vrais coûts du gaz de schiste.

Les puits de gaz de schiste se tarissent souvent beaucoup plus rapidement que ce à quoi s'attendaient les compagnies, parfois plusieurs décennies plus rapidement que prévu.

Plutôt que d'être honnêtes, les compagnies minimisent ce que cela coûte pour maintenir la production de ces puits et gonflent les profits qu'elles engrangent grâce à ces puits.

De plus, seulement un petit pourcentage des terres dans chaque région forée s'avère être très productive, même dès le début. Néanmoins, les compagnies font souvent semblant que toutes leurs claims seront également prometteuses.

Ces questions émergentes ont aussi déclenché des discussions privées parmi les experts en énergie au fédéral qui ont exprimé leurs préoccupations sérieuses sur le fait que les prédictions de leur agence étaient trop influencées par l'excès d'optimisme de l'industrie du gaz naturel. Le Times a découvert que l'EPA se fiait beaucoup sur les données soumises par des compagnies qui ont des liens avec l'industrie du gaz de schiste.

L'auteur scientifique pour le site Web Knight Ridder Journalism a bien résumé la signification des révélations du Times sur les espoirs économiques exagérés de l'industrie: "D'après moi, il semblerait que le Times et l'auteur en chef des séries d'articles, M. Urbina, ont calmement dit que nous devrions tirer une leçon sur la bulle dot.com et la bulle immobilière, en suggérant aux investisseurs et aux législateurs et aux planificateurs du gouvernement doivent procéder avec soin et ne pas se laisser aveugler par tout l'argent qui leur tombe du ciel."

L'attaque organisée contre le Times et sa réputation par la machine à propagande bien rodée de l'industrie illustre bien les périls et les vrais défis auxquels font face le vrai journalisme au service du public d'aujourd'hui.

Les articles du Times ont été la mire d'une réplique massive de l'industrie. Des groupes de facade financés par l'industrie comme Energy in Depth, une armée bien rodée de firmes de relations publiques et d'anciens fonctionnaires législatifs comme le commissaire du DEP (Department of Environement Protection) de la Pennsylvanie John Hanger qui travaille maintenant pour l'industrie, tous ces gens ont conçu habilement des argumentaires et commenté sur des blogs qui ont été répétés par des journalistes à la recherche d'une réplique venant de l'industrie sur les reportages du Times, et ont ensuite envoyé par courriel ces "faits" à ceux qui soutiennent l'industrie et ses serviteurs inféodés au Congress.

Ironiquement, plusieurs de ces attaques contre les reportages ont prétendus que les articles étaient pauvres en références ou la recherche n'avait pas été suffisante. Pourtant, le Times n'a pas dû imprimer une seule correction. Ceci est sûrement un record admirable dans le monde du reportage pour une série qui apparaît dans le journal depuis presque une année. Cela est parce que, malgré des efforts importants de l'industrie pour trouver des erreurs, aucune critique n'a pu identifié un seul fait mal rapporté par le journal The Times. Le Times a affiché des milliers de pages de documents annotés studieusement de leur sources originales accompagnant ses articles de nouvelles.

Rarement aura-t-on vu une série de reportages ayant un tel impact à grande portée et immédiat. Les articles du journal The New York Times ont amené des changements majeurs dans la façon que l'industrie, autant que les législateurs des états et fédéraux, gèrent l'une des questions énergétiques les plus importantes de l'Amérique.

Des documents révélés par le Times ont déjà servi dans des litiges impliquant des gens lésés cherchant à obliger des usines de traitement d'arrêter de traiter des eaux usées de fracturation. Les séries du Times ont aussi mis de la pression sur l'EPA pour que l'agence commence à revoir les permis accordés aux usines de traitement (possiblement à interdire les usines de traitement de déverser les eaux usées traitées dans des rivières sans tests pour déceler des contaminants venant du gaz de schiste). Un scepticisme bien sain réveillé par les reportages a jeté une douche froide qui a tempéré l'exubérance des banquiers de Wall Street qui étaient aux petits oiseaux avec le boom gazier, des législateurs fédéraux qui baignaient dans l'argent de l'industrie, ainsi que les communautés rurales aux prises d'un marasme économique séduites par les promesses vides de redevances généreuses, de prospérité locale et de création d'emplois abondante.

Pendant que notre commission tente de se faire une tête de ces problèmes complexes et difficiles, nous avons trouvé que la principale embûche à aller de l'avant avec les recommandations vers une réglementation qui permettrait la fracturation dans notre état est la méfiance générale envers les affirmations que nous entendons venant de l'industrie et des législateurs fédéraux. Les révélations du journal The New York Times et d'ailleurs ont jeté un doute sur toutes les assurances de l'industrie au sujet de la fracturation, et n'ont que compliqué la tâche pour ceux d’entre nous qui doivent conseiller les agences législatives pour qu'elles puissent établir les lois qui permettraient à l'industrie de progresser tout en protégeant les intérêts publics.

Pour plusieurs d’entre nous, membres de la commission sur la fracturation pour l'état de New York, la seule bonne nouvelle a été la présence de Mark Boling, le vice-président et avocat général de Southwest Energy. Boling veut foncer dans le gaz de schiste, mais sa passion pour la transparence avec le public et un encadrement législatif rigoureux et rationnel, sa candeur sur les périls de certaines pratiques et son évaluation honnête sur les coûts et les avantages de l'exploitation du gaz de schiste inspirent confiance et confidences parmi les membres de la commission qui siègent avec lui. Peut-être que la franchise de Boling en a fait un paria auprès de son industrie, mais la confiance de la commission dans son intégrité est la seule chose qui pourrait nous permettre d'aller de l'avant avec les recommandations vers un plan législatif qui permettrait certaines façons de fracturer dans l'état de New York. Aucun d'entre nous ne veut se laisser séduire par des douces promesses qui se transformeront rapidement en gaz nocif et en communautés appauvries.

Les promotions gazières font routinièrement des promesses extravagantes de création d'emploi et de revenus pour les communautés rurales appauvries. Si ces emplois et ces redevances ne se réalisent pas, comme ils ne se sont pas réalisés pour les gens de Bradford County, en Pennsylvanie, les gens de New York vont avoir raison d'être fâchés, et se demanderont pourquoi le gouvernement et notre commission ne les auront pas protégés alors qu'il y avait tant de signes précurseurs des dangers à venir.
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"The Fracking Industry's War on the Truth

The fracking industry's war on The New York Times - and the truth.


Superb investigative journalism by the New York Times has brought the paper under attack by the natural gas industry. That campaign of intimidation and obfuscation has been orchestrated by top-shelf players like Exxon and Chesapeake, aligned with the industry's worst bottom feeders. This coalition has launched an impressive propaganda effort carried by slick PR firms, industry-funded front groups and a predictable cabal of right-wing industry toadies from cable TV and talk radio. In pitting itself against public disclosure and reasonable regulation, the natural gas industry is once again proving that it is its own worst enemy.

I confess to being an early optimist on natural gas. In July of 2009, I wrote a widely circulated op-ed for the Financial Times predicting that newly accessible deposits of natural gas had the potential to rapidly relieve our country of its deadly addiction to Appalachian coal and end forever catastrophically destructive mountaintop-removal mining. At that time, government and industry geologists were predicting that new methods of fracturing gas-rich shale beds had provided access to an astounding 2,000-5,000 trillion cubic feet of natural gas in the lower 48 - enough, they claimed - to power our country for a century.

These rich reserves might have allowed America to mothball or throttle back our 336 gigawatts of mainly antiquated and inefficient coal fired electric plants, replacing them with underutilized capacity from existing gas-generation plants. That transition could reduce US mercury emissions by 20%-25%, dramatically cut deadly particulate matter and the pollutants that cause acid rain, and slash America's grid-based CO2 by an astonishing 20% - literally overnight! Gas could have been a natural companion for wind and solar energy with its capacity to transform variable power into base load, and could have been a critical bridge fuel to the new energy economy rooted in America's abundant renewables.

American-sourced natural gas might also have helped free us from our debilitating reliance on foreign oil now costing our country so dearly in blood, national security, energy independence, global leadership, moral authority, and treasure amounting to $700 billion per year - the total cost to our country of annual oil imports - in addition to two pricey wars that are currently running tabs of $2 billion per week.

My caveat was that the natural gas industry and government regulators needed to act responsibly to protect the environment, safeguard communities from irresponsible practices, and to candidly inform the public about the true risks and benefits of shale-extraction gas.

The opposite has happened.

The industry's worst actors have successfully battled reasonable regulation and stifled public disclosure while bending compliant government regulators to engineer exceptions to existing environmental rules. Captive agencies and political leaders have obligingly reduced already meager enforcement resources and helped propagate the industry's deceptive economic projections. As a result, public skepticism toward the industry and its government regulators is at a record high. With an army of over 40,000 highly motivated anti-fracking activists in New York alone, popular mistrust of the industry is presenting a daunting impediment to its expansion.

I sit on the New York State Governor Andrew Cuomo's High Volume Hydraulic Fracturing Advisory Panel. I, and the other panelists, are charged with developing recommendations to the Commissioner regarding rules that will hopefully safeguard New Yorkers from the kind of calamities caused by the natural gas industry to communities just across our border with Pennsylvania. We spend much of our time sorting truth from the web of myths spun about fracking by fast talking landsmen, smarmy CEOs and federal regulators.

Recent studies have raised doubts about many of the industry's fundamental presumptions;

For example, releases of methane, a far more potent greenhouse gas, may counterbalance virtually all the benefits of CO2 reductions projected to result from substituting gas power for coal.

The human health impacts of gas extraction on local communities may rival those associated with coal. A new study by the Centers for Disease Control finds that breast cancer rates have dropped in every county in Texas, but have increased in the six counties with the heaviest natural gas air emissions.


The US Geological Survey just slashed its estimate on the amount of gas in the Marcellus Shale by 80%, raising doubts about all the industry's positive economic projections about jobs, royalties and revenues. Industry based those projections on resource estimates that the federal government has now jettisoned.


Meanwhile, local communities are finding the costs of irresponsible drilling to be ruinous. Contaminated well water, poisoned air, nuisance noise and dust, diminished property values and collapsing quality of life are often the predictable collateral damage of gas-shale development in the rural towns of the east.

In a devastating admission, the industry now acknowledges that it absolutely cannot afford to pay localities the costs of roads damaged from the thousands of truck trips per wellhead, leaving those ruinous costs to local taxpayers, many of whom will see no benefits from the shale boom, but only declines in their quality of life.


With several notable exceptions, like Southwest Energy, the industry has demonstrated a disturbing fervor for secrecy while advocating regulatory policies that favor the most irresponsible practices and the worst actors.

The shale gas industry's campaign against The Times illustrates the difficulty in getting solid information upon which to base a regulatory scheme. The Times is doing an unusually rigorous job at covering this extremely important and complex issue. The paper's ongoing series on natural gas drilling is one of the strongest pieces of investigative journalism this year from any news venue. Thankfully, The Times is covering this extremely important topic with rigor and balance. But it is also going the extra mile in the level of documentation it provides to bolster its stories, a move that raises the bar on public-service journalism.

In an era when few papers or news outlets are still willing to take on very powerful interests, The Times has pursued very difficult questions about one of our country's richest and most aggressive industries. At a time when accessing documents through open records requests faces an obstacle course of daunting roadblocks, the series has spent nearly a year using these flawed tools to collect and publish an extraordinary trove of original documentation. Archives published by The Times include thousands of pages obtained through leaks and/or public records requests. The Times reporters provide page-by-page annotations explaining the documents so that the reader can sift through them in guided fashion.

Among the revelations uncovered by The Times' admirable reporting;

Sewage treatment plants in the Marcellus region have been accepting millions of gallons of natural gas industry wastewater that carry significant levels of radioactive elements and other pollutants that they are incapable of treating.


An EPA study published by The Times shows receiving rivers and streams into which these plants discharge are unable to consistently dilute this kind of highly toxic effluent.


Most of the state's drinking water intakes, streams and rivers have not been tested for radioactivity for years - since long before the drilling boom began.


Industry is routinely making inflated claims about how much of its wastewater it is actually recycling.


EPA, caving to industry lobbyists and high level political interference reminiscent of the Bush/Cheney era, has narrowed the scope of its national study on hydrofracking despite vocal protests from agency scientists. The EPA had, for example, planned to study in detail the effect on rivers of sending radioactive wastewater through sewage plants, but dropped these plans during the phase when White House-level review was conducted.


Similar studies in the past had been narrowed by industry pressure, leading to widespread exemptions for the oil and gas industry from environmental laws.


The Times revealed an ongoing and red-hot debate within the EPA about whether the agency should force Pennsylvania to handle its drilling waste more carefully and strengthen that state's notoriously lax regulations and anemic enforcement.


The Times investigation also explodes the industry's decade-old mantra that a "there is not a single documented case of drinking water being contaminated by fracking." The Times investigation of EPA archives exposes this claim as demonstrably false.

A second round of New York Times stories showed that within the natural gas industry and among federal energy officials, there were serious and disturbing reservations about the economic prospects of shale gas:

Government and industry officials made sure that all of their reservations were discussed privately and never revealed to the American public. Internal commentary by these officials is striking because it contrasts so sharply with the excited public rhetoric from the same agencies, lawmakers, industry officials and energy experts about shale gas.


Many industry experts have reservations over whether the wells produce as much gas as industry is claiming and whether companies may be misleading investors, landowners and the public about the true costs of shale gas.


Shale gas wells often dry up faster than companies expected - sometimes several decades faster than predicted.


Rather than coming clean, the companies downplay how much it costs to keep these wells flowing and overstate how much profit companies can make by these wells.


Furthermore, only a small percentage of the land in each shale gas field turns out to be highly productive, even at the start. Nevertheless, companies routinely pretend that all of their acreage will be equally promising.


These emerging issues also sparked private discussion among federal energy experts, who expressed grave concern that their agency's predictions were too heavily influenced by the natural gas industry's over-optimism. The Times found that the EPA was heavily reliant on data provided by companies with shale-gas industry ties.

The science writer for the Knight Ridder Journalism website summed up the significance of the Times' revelations about the industry's ballyhooed economic prospects: "From here, it appears that the Times and [the series' principal author] Mr. Urbina are calmly saying we should learn a lesson from the dot-com bubble and the housing bubble, suggesting investors and regulators and gov't planners step with care and not be blinkered by all the money that's pouring in."

The organized attack on the Times and its reputation by well-financed industry spin machines is illustrative of the perils and real challenges facing public-service journalism today.

The Times' piece has been the target of massive industry blowback. Industry-funded front groups like Energy in Depth, an army of slick PR firms, and former regulatory officials like PA DEP Commissioner John Hanger - now on industry's payroll, have artfully manufactured deceptive talking points and posted blogs that are parroted by journalists looking for an industry response to the Times' coverage, and then emailed as "facts" to the industry's supporters and its indentured servants in Congress.

Ironically, many of the attacks against the series have claimed that the articles were poorly sourced or under-researched. Yet, The Times has not printed a single factual correction. This is certainly an admirable reporting record for a series that has been running in the paper for nearly a year. This is because, despite massive efforts by the industry to find errors, no critic has been able to identify a single fact that The Times actually got wrong. The Times posted thousands of pages of closely annotated original-source documents along with its news articles.

Rarely has a series had such wide-reaching and immediate impact. The New York Times articles have led to major changes in how the industry as well as state and federal regulators are handling one of America's most important energy issues.

Documents uncovered by The Times have already been put to use in litigation by injured parties seeking to force some treatment plants to stop handling the frack wastewater. The Times' series has also pressured the EPA to begin a review of treatment plant permits (signaling the agency's possible intent to prohibit plants from discharging treated waste into rivers without comprehensive testing for shale gas contaminants). Healthy skepticism raised by the series has dampened some of the thrilled exuberance among Wall Street bankers ecstatic about the latest gold rush, federal lawmakers in the thrall of industry money, and in hard-pressed rural communities seduced by hollow promises of massive royalties, local prosperity and abundant jobs.

As our panel grapples with these complex and difficult problems, we have found that the principal impediment to going forward with recommendations regarding regulations that could allow fracking in our state is a general mistrust of the claims we are hearing from industry and federal regulators. Revelations from The Times series and elsewhere have cast doubt upon all the industry's assurances about fracking, and have complicated the task for those of us charged with advising the regulatory agencies on developing rules that could allow the industry to proceed while safeguarding the public interest.

For many of us on New York State's fracking panel, the one bright light has been the presence of Southwest Energy's Vice President and General Counsel Mark Boling. Boling is bullish on shale gas but his passion for public disclosure and a rigorous and rational regulatory framework, his candor about the perils of certain practices and his honest assessments of the costs and benefits of gas-shale extraction have inspired trust and confidence among his fellow panelists. Boling's candor may have made him a pariah in his industry, but the panel's confidence in his integrity is the one thing that might allow us to go forward with recommendations regarding a regulatory scheme that could allow certain kinds of fracking to proceed in New York State. None of us wants to be in the position of getting seduced by sweet and lofty promises that quickly turn into a sour gas and impoverished communities.

Gas-fracking flacks routinely make extravagant promises about bringing jobs and income to the depressed rural communities. If those jobs and royalties don't come - the way they have not come for people in Bradford County, Pa. - New Yorkers will be justifiably angry, as they wonder why the government and our panel did not protect them when there were so many warning signs."

Written by By Robert F. Kennedy Jr., published in the Reader Supported News here: http://readersupportednews.org/opinion2/271-38/7998-the-fracking-industrys-war-on-the-truth

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