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"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain

Sunday, March 25, 2012

Gaz de schiste et les "accidents"

Photo: bigdanblogger.blogspot.com

Responsible drilling alliance

RDA
www.responsibledrillingalliance.org

Unknown but not hazardous

« Inconnu mais pas risqué »

La déclaration du DEP (Department of Environmental Protection) n’est pas faite pour donner confiance

Un compte-rendu direct sur le déversement de l’industrie du gaz de samedi

Écrit par Barb Jarmoska, membre du CA de RDA
Trad : Louise Langevin

Il y a eu des nuages, puis une douce pluie est tombée. Ce changement de climat a causé l’accident de Steve Marquardt qui s’en allait chez lui sur sa nouvelle moto vers la route Wallis Run. Soudainement, la moto a perdu sa stabilité et sa traction et, alors, Steve et la moto ont volé dans deux différentes directions. La moto a foncé sur un mur de pierres et Steve a chuté sur le pavé.

La cause de cet accident est une substance lisse, ressemblant à une gelée un peu mousseuse qui avait été déversée du côté sud de la route sur 10 milles de long. Le DEP (Department of Environmental Protection) et le PennDoT (Pennsylvania Department of Transportation) ont présumé que ce produit provenait de fissures dans un camion de l’industrie, mais le camion n’a pas été retrouvé et la substance n’a pas été identifiée positivement lorsque j’ai marché sur la route ce même soir vers 18 hres. Quelle étrange ironie que j’aie plus tôt, avec 6 amis, marché sur ce même chemin 2,5 milles jusqu’à l’intersection pour amasser des détritus sur cette route que ma famille a adoptée.

Ce samedi soir, la route a été fermée, mais aucune équipe de nettoyage n’est venue sur les lieux. Les travailleurs de la PennDoT ont présumé que la substance glissante était un fluide de fracturation, mais ils ont admis n’en être pas certains. Il n’y avait aucun signe de la présence du DEP (Department of Environmental Protection) ou de l’industrie du gaz durant les 2 heures durant lesquelles je suis restée sur cette route ce soir-là.

Sur la première page du Sundays’Sun Gazette, on a rapporté que le DEP (Department of Environmental Protection) n’avait pas encore identifié ce qui avait été répandu sur les 10 milles de route entre Loyalsock Creek et Wallis Run. Mais l’agence a déclaré que la substance inconnue « ne présentait pas de menace pour l’environnement pour le moment ».

Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Que les deux dindes sauvages que j’ai vu traverser les fluides vers les bois n’en seront pas affectées ? Que les centaines de tétards que j’ai vus jeudi soir nageant dans une flaque d’eau de pluie dans le fossé au bord de la route n’ont rien à craindre ? Qu’il n’y a aucun problème qui puisse arriver à cause du volume de ces produits chimiques qui ont été répandus sur le sol dans l’accotement et charriés largement plus loin sous l’impact des roues des autos qui sont passées avant et après que la route ne soit fermée ? Que la migration éventuelle des produits chimiques dans les cours d’eau avoisinants ne vaut pas la peine qu’on s’en inquiète ?

Allons DEP (Department of Environmental Protection) ! Pensez-vous que nous sommes à ce point stupides ? Ne méritons-nous pas mieux ? Pourriez-vous enfin commencer à dire la vérité ? Voici une déclaration hypothétique à laquelle j’aurais pu croire :

«  Nous n’avons pas retracé la source de ce déversement ni pu identifier les produits chimiques sur les 10 milles de la route. Jusqu’à ce que nous ayons reçu une analyse précise de laboratoire et que nous puissions vérifier les données du MSDS, nous ne pouvons affirmer d’un danger potentiel que cette substance peut faire courir à l’environnement, aux cours d’eau avoisinants ou à la santé humaine. »

Une telle déclaration aurait offert au DEP (Department of Environmental Protection), qui manque grandement de personnel, l’occasion de donner confiance aux gens en montrant qu’il fait de son mieux pour fournir une certaine protection environnementale.

En septembre dernier, le DEP a émis un avis de violation à la compagnie Cabot pour deux déversements dans le comté de Susquehanna, déversements qui ont pollué des milieux humides et tué tous les poissons du ruisseau Stevens. Le déversement contenait du LGC-35, un lubrifiant utilisé dans la fracturation. Est-ce que le DEP était certain que ce même produit n’a pas été déversé sur la route de Wallis Run ?

Alors que les équipes de nettoyeurs passaient devant chez moi le dimanche après-midi, un signaleur routier de PennDoT m’a dit : « nous mettons un agent asséchant sur le liquide, nous balayons les résidus dans des sacs de vidange et arrosons la route avec une solution de chlore. Il semble que ce soit de l’huile de fracturation. Tout est emballé et l’agent de blanchissant va faire disparaître tout ce qui reste. »

Vingt-quatre heures après cet incident, les sacs noirs de vidange de la PennDoT étaient alignés le long de la route Wallis Run, pour être enlevés. Également, attendaient d’être enlevés nos sacs noirs de vidange identifiés PennDoT comme les autres et contenant des rebuts ramassés du bord de la route : des bouteilles de bière brisées, des couches sales, un pneu, des enveloppes de bonbons, des paquets de cigarettes vides. Je suis content que nous ayons eu un ramassage de vidange jeudi avant le déversement.

En vérité, ces incidents ne font que commencer. Avec l’invasion des gazières qui continue dans la Pennsylvanie rurale, de tels accidents – déjà existant par centaines – vont continuer à se multiplier. En plus des accidents, au total, notre exposition aux produits toxiques et l’accumulation de ces produits dans l’air que l’on respire, dans l’eau que l’on boit, dans les ruisseaux dans lesquels nous nageons, dans les viandes sauvages que nous mangeons et dans le gazon sur lequel nos enfants jouent au ballon, vont augmenter.

Selon un rapport récent de la Nature Conservancy, le forage pour le gaz et son développement va assurément détruire jusqu’à 1,3 millions d’acres de forêt en Pennsylvanie. Est-ce que nos petits- enfants ne pourront jamais connaître la grande beauté des régions sauvages de la Pennsylvanie, la majesté de ces montagnes infinies, les sources d’eau froide et claire où les animaux, les marcheurs et les chasseurs étanchent leur soif, les ruisseaux des montagnes où la truite gigote dans des bassins ombragés, le coassement des grenouilles dans les étangs boueux et le chant des oiseaux au cœur des forêts ? Qu’arrivera-t-il avec l’agriculture et le tourisme qui sont les deux sources principales de revenus pour l’État ?

Le fardeau économique et les défis environnementaux qui vont reposer sur les épaules des générations futures demeurent les véritables inconnus du shale de Marcellus.

Responsible drilling alliance, bureau de la direction
Ralph Kisberg
Jon Bogle
Robbie Cross
Barb Jarmoska
Janie Richardson

Email : info@ responsibledrillingalliance.org
Website : www.responsibledrillingalliance.org
Address : Responsible Drilling Alliance, Box 502, Williamsport PA 17703

http://us.mg6.mail.yahoo.com/dc/launch?.gx=1&.rand=ck2173se7ds4o



Photo: Andrew Vaughan
RDA Board Member Accounts First-hand Experience with ‘Fracking Spill’

“Unknown but not hazardous”

DEP’s claim is no confidence-builder

A first hand account of Saturday’s gas industry spill, written by RDA Board member Barb Jarmoska.

The skies clouded over and a gentle rain began. The change in the weather on Saturday caused Steve Marquardt, out riding his new motorcycle, to head for his home on Wallis Run Road. Suddenly, the bike’s front end lost stability and traction, and in an instant the motorcycle and Steve went in opposite directions. The bike spun into a stone wall and Steve slammed onto the pavement.

The cause of the accident was a slick, gel-like, foamy substance that was spilled on the south bound lane of Wallis Run Road for 10 miles. Both DEP and PennDoT assumed the unknown chemical was leaked by a gas industry truck, but the truck had not been found nor the substance positively identified when I walked the road that night at 6 PM. What strange irony that 2 nights earlier, 6 friends and I had walked every step of the 2.5 mile stretch of Wallis Run Road from Rt. 973 to Butternut Grove as we picked up litter on my family’s adopted highway.

On Saturday night, the road was closed, but there were no clean-up crews on the scene. PennDot workers I spoke with guessed the slippery stuff was frack fluid, but admitted they didn’t know for sure. There was no evidence of DEP or gas industry presence during the 2 hours I spent along Wallis Run Road that night.

The front page of Sundays’ Sun Gazette reported that DEP had not yet determined what had spilled onto the 10 miles of roadway that runs along the Loyalsock Creek and her beautiful tributary, Wallis Run. But the agency claimed the unknown substance “presented no environmental concern at this time”.

What does that mean exactly? That the 2 wild turkeys I saw walk thru the fluid and head into the woods will not be affected? That the hundreds of tadpoles I had seen on Thursday night swimming in a roadside rain pool have nothing to fear? That there was no problem posed by the volume of this chemical that was splashed into the soil on the shoulder and carried far and wide by the tires of many southbound cars that were on the road both before and after the closing? That the eventual migration of chemical residue into nearby waterways is nothing to be concerned about?

Come on DEP – do you really think we’re that stupid? Don’t we deserve better? Could you at least start with the truth? Here’s a hypothetical statement I could have believed:

“We have not pinpointed the source of the spill nor been able to get a positive identification of the chemical along 10 miles of roadway. Until we have a confirmed lab analysis, and are able to check the MSDS data, we cannot make a statement as to the potential harm or lack thereof that this substance may pose to the environment, to nearby waterways, or to human health.”

Such a statement would have instilled confidence that maybe DEP is doing their under-staffed best to provide some measure of environmental protection.

Back in September, DEP issued a notice of violation to Cabot for two spills in Susquehanna County that polluted wetlands and killed fish in Stevens Creek. The spills involved LGC-35, a lubricant used in the fracking process. Was DEP certain that this same chemical wasn’t spilled on Wallis Run Road?

As crews worked their way past the turn off to my house on Sunday afternoon, a PennDoT flagman told me “We put a drying agent on the spill, swept the residue into garbage bags, and hosed down the road with a chlorine bleach solution. Turns out it was frack oil. It’s all bagged up and the bleach will take care of anything that remained.”

Twenty four hours after the incident, PennDoT’s black garbage bags lined Wallis Run Road, awaiting pick up. Also waiting to be picked up was our little pile of identical PennDot black garbage bags filled with roadside refuse; broken beer bottles, dirty diapers, a tire, candy wrappers, empty packs of cigarettes. I’m glad we had the litter pick-up on Thursday, before the spill.

In truth – these incidents have only just begun. As the gas industry continues its invasion of rural PA, such accidents – already numbering in the thousands – will continue to increase. Along with the accidents, our total toxic exposure and the bioaccumulation of these chemicals in the air we breathe, the water we drink, the creeks we swim in, the wild game we eat, and the grass our children play ball on, will also continue to increase.

According to a recent Nature Conservancy report, gas drilling and development is poised to destroy up to 1.3 million acres of Pennsylvania forest land. Will our great grandchildren ever know the vast beauty of the Pennsylvania Wilds, the majesty of the Endless Mountains, the cold clear springs where animals, hikers and hunters quench their thirst, the mountain streams where native trout hide in shady pools, the croak of frogs in marshy ponds, and chorus of birdsong in the deep core forest? What will happen to agriculture and tourism, now PA’s top two sources of income?

The economic burdens and environmental challenges that will rest on the shoulders of future generations remain the true unknowns of the Marcellus Shale.


Responsible Drilling Alliance, Board of Directors
Ralph Kisberg
Jon Bogle
Robbie Cross
Barb Jarmoska
Janie Richardson

Link: http://coudynews.com/local-news/rda-board-member-accounts-first-hand-experience-with-fracking-spill/
Photo: Carolyn Cole

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